Claudio Magris évoque, dans Danube , « les morceaux qui manquent à jamais pour achever le cercle, les espaces vides entre les choses, entre les faits et les sentiments, les failles que tout individu et toute société portent en elles ». Ce sont ces morceaux que les artistes tentent de reconstituer, ces vides, ces failles qu'ils parcourent, fouillent, sondent pour nous restituer une histoire différente de celle qui, hégémonique, envahit les écrans, les pages, et même parfois les plateaux de théâtre. De ces fissures naît aussi le mouvement, et un projet comme le nôtre n'existe que par le mouvement. Alors, nous avançons, nous évoluons, nous innovons avec ces artistes atypiques, novateurs, qui nous racontent autre chose, et d'une autre façon. Avec ces artistes qui explorent les béances du monde pour lui donner un nouveau langage.