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Du 02 au 06 Février  

Dates :

  • Le 02/02/10 à 20:30
  • Le 03/02/10 à 20:30
  • Le 04/02/10 à 20:30
  • Le 05/02/10 à 20:30
  • Le 06/02/10 à 20:30

Tarifs :

  • Tarif plein : 13 €
  • Tarif abonnement : 10 €
  • Tarif réduit : 8 €

Réservation

Melkior Théâtre  

www.melkiortheatrelagaremondiale.com

Il est difficile d’être auteur contemporain pour le théâtre : toute exploration semble devoir trouver sa justification dans des références au passé. Éric Da Silva fait au contraire le pari d’employer les outils du présent, en montrant aux spectateurs le vivant, avec le risque que cela comporte de ne pas contenter ou de ne pas être tout à fait juste, avec des choses difficiles à mettre dans toutes les oreilles, devant tous les yeux.

L’Anniversaire s’inscrit ainsi dans une composition en dix parties, intitulée Je ne pourrais pas vivre si je croyais que je faisais du mal, dont l’ambition générale est de porter notre attention sur la violence qui agite notre société.

Éric Da Silva tente d’y inventer un mode fictionnel qui permet de traiter cette violence sans détour sans la représenter de manière réaliste sur le plateau. Aux origines de ce travail, la lecture de La Misère du Monde de Bourdieu, une autopsie du monde actuel qui donne envie à Éric Da Silva d’écrire des histoires indépendantes les unes des autres et qui toutes mettraient en scène des personnages non encore explorés : des gens qui, tels les excroissances d’une société malade ne pouvant tout digérer, réclament aujourd’hui au théâtre de se réinventer.

Loin d’une mise en scène d’intellectuel, d’analyse ou de démonstration, la compagnie cherche l’endroit où la parole s’étouffe, où les gestes et le corps sont empêchés, un théâtre qui n’a pas peur de regarder ce qui se passe dehors et accepte de parler d’un sentiment honteux : le dégoût de l’homme.

Rangeant dans le bestiaire du théâtre ses personnages animés de sentiments répugnants et d’intentions mal ordonnées, les créations d’Éric Da Silva les rendent « fréquentables » sans les comprendre, et tentent de nous rendre capable de vivre avec en ne fabriquant plus de honte.

À l’inverse de la télévision qui traite des faits sociaux de manière réaliste en répétant que, dans la violence, il y a la mort, le théâtre du Melkior, abordant des thèmes irreprésentables sur le plateau de par leur caractère insoutenable, parvient au contraire à extraire le risque de la vie que recèle toute violence.

« C’est la vie qu’il convient de conduire, d’instruire. Ici donc, au milieu des heurts, entre les cris des désirs et les désordres qu’ils font naître, interdits et scandaleux, entre ce qu’ils veulent vivre et la rigueur des lois, des mœurs et des manières qu’ils doivent suivre, est notre faire, notre affaire, notre vouloir faire ».

Le TNT a déjà accueilli le Melkior Théâtre pour Rêve Muller, La Supplication et Pour en finir avec le jugement de Dieu. Deux propositions issues de Je ne pourrais pas vivre si je croyais que je faisais mal ont d’ores et déjà été présentée au TNT par l'Emballage Théâtre : La demande en mariage et Stalingrad.

L’Anniversaire  

Texte : Éric Da Silva – mise en scène : Éric Da Silva et Henri Devier – avec : Éric Da Silva, Marie-Charlotte Biais et Charlie Devier  – création lumière : Julia Grand, assistée de Frédéric Valet – création son : Christian Candeau – costumes : Louise Trevaux du Fraval – construction : David Chiesa, assisté de Sandra Gomes.

Retour au théâtre : la passion jaillit de l’action des personnages ; les décors, costumes, postures et gestualités tiennent tête à la réalité. L’Anniversaire est un huis clos parental dans lequel, l’espace d’une nuit, à la révélation de l’homosexualité de leur fils unique, un père et une mère font l’épreuve d’une violence en avance des « (maux)mots ». Éric Da Silva invente ici un nouveau langage et, telles les excroissances d’une société malade, présente la vie dans un drame grotesque, burlesque, atroce et drôle, que son art sauvage parcours en liberté… coupante.

Une production Melkior Théâtre, avec le soutien de la Friche André-Malraux (Collectif 12), Lilas en Scène, La Gare Mondiale, l’OARA, l’Agence Culturelle Dordogne Périgord,et le TNT. La compagnie est subventionnée par la Ville de Bergerac, le Conseil Général de la Dordogne, le Conseil Régional et la DRAC Aquitaine. Ce spectacle est co-organisé avec l'Office Artistique de la Région Aquitaine.

En partenariat avec FIP

Quelques extraits en son et en images...  

Instant mobile #5  

Photographie sonore de Guillaume Laidain

C'est ici

La prochaine est à découvrir à partir du vendredi 5 mars.